Sécuriser davantage le dépouillement des scrutins

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Pourquoi avons-nous besoin d’une réforme rapide de notre système électoral?

Qualifieriez-vous un système électoral qui est manipulable comme véritablement démocratique? Les votes par correspondance et électroniques en Suisse sont tous falsifiables sur une grande échelle. Celui qui vote par correspondance ou par vote électronique, risque que son comportement de vote soit enregistré et son vote soit falsifié. Seul le vote personnel à l’urne ou à la Landsgemeinde assurent la sécurité. À cause de cela l’auteur vous propose de sécuriser davantage le dépouillement des scrutins par une nouvelle solution infalsifiable. Le projet remédie aux faiblesses du système et des possibilités de manipulation des scrutins. Le système réformé permet un contrôle entier aux 5.4 millions électeurs et par cela renforce notre démocratie directe. Le secret du vote reste protégé.

Interview avec la RSI 1

Le 24 février 2015 la chaîne nationale Radiotelevisione svizzera italiana 1 dans le cadre des actualités quotidiennes a diffusé le reportage Il Quotidiano – Voto per corrispondenza e voto elettronico concernant les failles de sécurité des élections/votations par correspondance et du vote électronique en Suisse.

Michele Trefogli est journaliste de la RSI. Il a interviewé l’auteur (Roger Burkhardt), en raison de son expérience en tant que spécialiste d’informatique et coprésident d’un bureau de vote, comme contre voix pour Vincent Grandjean, chancelier de l’État de Vaud. L’interview a eu lieu le 17 février 2015 dans les locaux de la RTS à Lausanne.

Dans l’interview ci-dessous l’auteur démontre des failles de sécurité importantes. Depuis quelques années les employés non-élus des administrations communales ont commencé à ouvrir le matériel de vote des semaines avant le dimanche de la votation. Le droit à ouvrir le matériel de vote appartient exclusivement aux député(e)s des bureaux de vote et ceci seulement le dimanche de la votation.

Même si vous ne parlez pas l’Italien, à la suite de cet état de choses intenables, veuillez observer dès minute 5:00 la facilité avec laquelle des falsificateurs (dans chaque administration majeure) peuvent remplacer des dizaines de milliers de bulletins de vote et listes des partis par le matériel de réserve préparé (c’est-à-dire des enveloppes intérieures avec des bulletins et listes falsifiées) :

Les membres des bureaux de vote, les observateurs électoraux de l’OSCE et les électeurs n’ont aucun moyen de découvrir les manipulations.

Des failles de sécurité aussi importantes sont une invitation aux acteurs à l’intérieur du pays et à l’étranger à influencer dans leurs sens le destin politique de notre pays.

Dans l’intérêt de notre sécurité nationale, les défaillances du système identifiées sont à remédier le plus vite que possible et de manière durable.

Couverture médiatique insuffisante

Est-ce que vous vous demandez, pourquoi les grands médias n’ont pas repris ce sujet important? Un journaliste d’un grand journal romand, qui souhaite garder l’anonymat, a confié à l’auteur ce qui suit: « En tant que journalistes des grands médias, en règle générale, à la suite “d’une pression subtile d’en haut“, nous ne pouvons pas rapporter sur des “questions sensibles” comme celles-ci. » Si vous voulez recevoir plus d’informations concernant le projet de la sécurisation de nos votations et élections, vous pouvez contacter vos médias préférés respectivement abonnés (journaux, radio, tv). Surtout comme abonné(e) vous avez le choix d’annuler votre abonnement.

Les failles de sécurité en détail

Sous le site dangers encourus avec le vote par correspondance vous pouvez vous informer, comment les possibilités de manipulations démontrées dans l’interview ci-dessus fonctionnent et comment ils ont été introduit dans notre système actuel.

Sous dangers encourus avec le vote électronique nous mettons en évidence, pourquoi les failles de sécurité (les possibilités des falsifications et de la surveillance des votes) surpassent plusieurs fois celles du vote par correspondance.

Également dans le cadre des référendums et des initiatives populaires, la volonté des électeurs peut être contrecarrée. Les partisans d’une nouvelle loi peuvent empêcher l’aboutissement d’un référendum, en saisissant le référendum eux mêmes et en s’assurant le contrôle exclusif des signatures. Il suffit de simplement détruire les signatures “superflues” pour faire échouer le référendum.

Le projet de réforme pour la sécurisation de notre système

Le principe de la solution proposée a déjà été testée avec succès à l’occasion du référendum contre la loi révisée sur les épidémies. À cette fin l’auteur a conçu une application web.

Il a présenté la solution au chef de la Section des droits politiques de la Chancellerie fédérale et au directeur de l’Association des Communes Suisses.

Les tests du prototype de l’application web ont mis en évidence, que le principe de la solution peut être appliqué dans tous les domaines de notre système électoral.

Pour créer un état vraiment démocratique, le système réformé va permettre à chaque électeur de contrôler lui-même si son vote est correctement transposé (dépouillé) dans le résultat global. Par ce moyen l’ensemble des électeurs est habilité à eux-mêmes d’assurer un dépouillement conforme du scrutin. Le secret du vote reste protégé.

Roger Burkhardt
Informaticien avec brevet fédéral
Coprésident bureau de vote Dittingen BL 2010-16
Conseiller municipal Dittingen BL 2010-14 (parti neutre)
Membre du comité de vote contre la modification de la LFE
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